27 août 2007

Troisièmes et Quatrième chapitres de Vengeances Obscures

Voici le troisième chapitre. Le quatrième suit, car celui-ci est très court!

Le jeudi suivant, j’implorais mes parents de se promener dans le village. D’habitude, j’aimais bien me promener, mais ce n’était pas moi qui faisais la proposition. Cela parut circonspect aux yeux de mes parents. D’ailleurs, ma mère me questionna :

-          Que t’arrive t-il ? Tu te passionnes pour la promenade ?

-          Heu… bredouillais-je.

-          Ou bien, c’est pour aller voir si le portail est ouvert ? continua-t-elle.

-          Eh bien… c’est un peu des deux, lâchais-je.

-          En ce qui me concerne, je veux bien y aller, dis-t-elle.

-          Moi, de même, répondis mon père.

Une fois devant l’école, je m’écriais :

-          Le portail ! Il est ouvert !

A ce moment, Lydia arriva, accompagnée de ses parents.

Le quatrième:

Chapitre  4 : le message

Tandis que nos parents se saluaient, nous nous mîmes à discuter discrètement, quelque peu à l’écart du conciliabule parental.

-          Lola viendra-t-elle ? demandais-je.

-          Aucune idée. Quelque chose l’a certainement retenue, suggéra Lydia.   

-          Possible, approuvais-je. Dans ce cas, nous n’avons qu’à l’attendre pendant cinq minutes, et si elle n’est toujours pas là, nous irons seules, proposais-je.

-          Bonne idée.

Nous nous tûmes et regardâmes le portail avec attention.

Quelques instants plus tard, qui nous parurent interminables, Lola arriva enfin, accompagnée de sa mère. Notre amie vint avec nous et nous nous tînmes à l’écart des parents qui s’asseyaient sur un banc, nous tournant ainsi le dos.

Le cœur battant la chamade, nous nous entrâmes dans l’enceinte de l’école. Je poussais alors un cri étouffé : la porte du couloir menant  aux classes était forcée, les vitres étaient brisées en milles morceaux. Retenant notre souffle,  nous entrâmes. Les  exposés pendaient, déchirés, sur  le mur couvert d’obscénités les plus grossières. Mes amies et moi nous regardèrent.

-          Il faut entrer, dis-je. La peur faisait trembler ma voix.

Nous entrâmes donc dans notre classe. Mais là, le spectacle était encore pire : les armoires étaient cassées, renversées, les livres par terre, les bureaux enduits de peinture.

-          J’ai comme l’impression que quelqu’un veut du mal au maître ! susurrais-je.

Mes amies ne répondirent point.  Lola montra un téléphone mobile sur le sol. Elle le prit et s’en servit comme si c’était le sien. Son père travaillait dans une usine de  fabrication de téléphones, ce qui expliquait pourquoi  Lola l’utilisait si aisément.

-          Le propriétaire vient d’avoir un message ! nous signala-t-elle à voix haute.

-          Qu’est-ce que cela dit ? demanda Lydia.

-          Regardez et vous verrez, répliqua-t-elle.

Nous nous penchâmes par-dessus son épaule pour lire :

On passe au plan B : il y a des personnes dehors.

On ne fait rien, juste mettre le mot sur le bureau du directeur pour ne pas qu’il s’inquiète de

l’absence de son cher collègue ! On s’occupera de lui demain, à son réveil.

Cela fera des vacances aux élèves !  Puis on file là-bas ! Direct au P.S !

Je n’eu pas le temps nécessaire de me poser toutes les questions qui défilaient à vitesse grand V dans ma tête. Lydia parla avant même que l’on ait pu dire ouf :

-          Le collègue en question, c’est le maître. « Lui», j’imagine que c’est la même chose. Il y a juste P.S qui …

-          P.S, parti socialiste, P.S, post-scriptum, P.S…  énumérais-je.

-          Bon, on réfléchit bien. On peut trouver ! assura Lola, plus pour se rassurer elle-même que nous.

Mais le temps ne nous le permit guère : à peine nous nous étions tuent qu’un bruit nous parvint du couloir.

-          Vite ! Cachons-nous ! Vite ! murmura Lola, affolée.

Tandis que cette dernière se cachait dans le cagibi, Lydia et moi sautèrent dans un coffre vide.

Un malfaiteur pénétra dans la pièce. Il promena son regard dans toute la salle, puis dis :

-          Ceux qui sont planqués ici, y peuvent sortir toud’suite. Sinon, c’est moi qui vais venir, ajouta-t-il avec un sourire carnassier, nous offrant ses dents jaunâtres.

IL attendit un moment et, personne ne se décidant à se présenter à lui, il s’avança vers le cagibi.

Lola poussa un cri de peur : le personnage se dirigeait vers elle, à pas lents…nonchalants…encore deux pas, et il y était…

-          Gontrand ! mais qu’est ce que tu fou ? fit furtivement le complice du dénommé  Gontrand qui arrivait, sauvant sans qu’il n’en n’ait conscience la pauvre Lola.

-          Ben, il y a une mioche cachée…

-          Mais qu’est-ce  que tu délires ? Tu aurais dû avoir ouvert la trappe du P.S !

-          Mais…mais… balbutia le premier des deux, qui se faisait à présent tirer par le bras par son complice. Les deux malfaiteurs parlaient très grossièrement.

Ils se dirigèrent alors vers l’estrade et, à la stupéfaction des jeunes filles, poussèrent le bureau et soulevèrent une trappe située en-dessous  du meuble, puis disparurent dans les profondeurs de la terre.

Posté par elly96 à 20:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Troisièmes et Quatrième chapitres de Vengeances Obscures

Nouveau commentaire