09 septembre 2007

Sixième chapitre de Vengeances Obscures

Chapitre 6 : Incendie

Je refermais brutalement la trappe, et Lydia et Lola m’aidèrent à y mettre un meuble dessus.

Nous étions dans la maison de notre maître ! Celui-ci arriva bientôt, en robe de chambre, alerté par le tapage. Il était certes très âgé, mais il avait conservé une bonne ouïe.

-          Mais…mais… balbutia-t-il en nous reconnaissant. 

-          Nous vous expliqueront plus tard, maître ! murmura Lola.

-          Ecoutez ! deux gangsters détruisent et salissent votre classe. Les vitres sont brisées, les armoires à terre, les livres au sol, et tout est couvert d’avanies  et de peinture ! Ils ont prévu de vous tuer et c’est pour cela que nous sommes ici.

-          Je ne pensais pas que James finirait si mal, fit calmement  le maître.

-          Maître, les malfaiteurs sont en train de casser la trappe ! Faites quelque chose ! lui dit Lydia.

-          Ecoutez, les enfants, céder à la panique n’est pas utile, et ne fait qu’aggraver les choses…bien sur, dans certains cas, ça peut-être différent. James était un de mes anciens élèves. Il ne faisait que des bêtises quand il était petit, puis il a commencé à faire des fugues et, une fois, il a failli incendier la haie qui entoure l’école. Il a cassé des membres à certaines personnes, sous la colère, au collège. James était un rebelle, voyez-vous, mais il avait un rayon de bonté au fond de son cœur, au plus profond de son âme… et j’ai cherché à transformer ce rayon en soleil. De toutes les manières. Je n’ai jamais réussi, alors je le grondais, de peur qu’il ne tourne mal. Et ce rayon, à ce que je vois là, c’est éteint. C’est lui, ajouta t-il en désignant la trappe qui se soulevait par coup brusque, mais qui tenait  bon grâce au meuble.

Le maître leva vers les jeunes filles un regard désolé, comme s’il s’en voulait.

-          Vous ne sentez pas de la fumée ? interrogea Lola.

-          Un peu, fit Lydia, sans vraiment écouter Lola, car elle buvait les paroles du maître comme elle aurait bu un verre d’eau.

-          Je veux que vous compreniez cela : James a connu une enfance dure. Il n’avait aucune famille, il n’avait pas de maison, personne ne l’aimait comme si c’était son fils, ou son cousin. Il était dans un orphelinat, à Albi, révéla le maître.

-          Oh, d’accord… murmurais-je. C’est lui, qui vous cherche…

-          Oh ! il y a de la fumée ! cria Lola, en colère. Vous vous en apercevez, maintenant ?

-          James a usé de ses allumettes, on dirait, dit le maître. Son visage c’était aggravé.

Il alla chercher des bassines remplies d’eau. Après avoir enlevé précipitamment le meuble de sur la trappe, nous y versâmes l’eau qui il y avait dans les bassines. Hélas, l’eau n’y fit rien, et les flammes gagnaient rapidement du terrain sur le plancher qui recouvrait le sol de la maison. Bientôt le feu dévora les murs, faits de bois aussi.

-          Vous ne pourriez pas avoir une maison en pierre ? cria la Lydia pour couvrir le vacarme du feu.

-          Je ne pouvais pas prévoir… non ! la  porte ! hurla l’instituteur, en contemplant la porte d’entrée qui n’était que brasier.

-          Comment on fait pour sortir ?! hurla Lydia.

-          Par la trappe ! répondit le maître.

-          C’est se jeter dans la gueule du loup !

-          De toute façon, on n’a pas le choix ! hurlais-je.

Effectivement. Nous n’avions pas le choix. Nous étions piégés comme des rats !

Lola poussa brusquement un hurlement à vous déchirer les tympans : elle venait d’éviter une poutre enflammée qui lui tombait dessus.

-          Lola, tu vas bien ? lui criai- je.

-          Ca va ! répondit-elle.

Une flamme s’interposa comme un mur de feu entre Lola et moi. J’y jetais mon seau d’eau dessus, ce qui l’éteignit. Je pris le poignet de Lola et la tira vers le trou qu’occupait la trappe qui était en cendre : Lydia et notre maître sautèrent dans le souterrain, puis nous les suivîmes. Après avoir refermé la trappe je me retournais et marmonnais :

-          On n’a pas fini…

-          Qu’est-ce que tu as dit, la mioche ? demanda le dénommé Gontrand.

Posté par elly96 à 11:49 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur Sixième chapitre de Vengeances Obscures

  • Bien imaginé

    Salut,

    Tu as une très bonne imagination, et tes histoires donnent envie d'être lues jusqu'au bout.

    Tu as encore quelques petits défauts de style à améliorer, mais avec un peu plus d'expérience, ça viendra!!

    En tout cas continu! j'attends la suite!!

    Posté par zelda85, 17 octobre 2007 à 14:43 | | Répondre
  • J'attends la suite !!! ^^ continue comme ça!

    Posté par Joher, 21 octobre 2007 à 14:42 | | Répondre
  • :-)

    Bravo pour ton histoire qui mérite une suite

    Posté par Béné, 30 mars 2009 à 10:10 | | Répondre
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